mercredi 27 juin 2007

Mais enfin maman, les princesses n'ont pas de culotte...


Ce titre est en fait une citation de ma fille,lors d'une réunion de famille ensoleillée alors qu'elle se trémoussait, fesses à l'air sous un léger voile de tule quasi-virtuel avec sa cousine Kalista.

Bon, il faut que je vous dise, je considère effectivement ma fille comme la digne descendante de son pêre en version féminine, pas pour le côté fesses à l'air, bien sûr, mais plutôt pour son côté "viens-t-en avec moi dans un monde merveilleux où les animaux parlent, les grands sont encore des enfants, le président c'est Shrek, et les princesses n'ont pas de culotte..."

Autant dire qu'avec la poésie d'un Jean de la lune, l'à propos d'un Boris Vian et la faculté d'auto-concentration d'un Dustin Hoffmann dans Rain Man, ma fille a largement dépassé le stade de la distraction commune. C'est bien simple, elle n'est pas dans la lune, elle est plutôt aux alentours de Pluton. (Moi, comme tout les hommes, je me suis arrété sur Mars).

Mais moi, j'adore. Tenez, prenez un enfant Lambda, propre sur lui, l'oeil vitreux, le doigt dans le nez, les genoux cagneux et goudronneux. Mettez cet enfant Lambda (je ne félicite pas les parents pour le choix du prénom) dans un magasin de jouet et observez la créature.

Dans 99,9% des cas, juste après l'instant de stupéfaction du repris de justice a qui on ouvre les portes du paradis, le gamin se rue dans les rayons en poussant son cri de guerre "Papa, je veux ça et ça essa ESSA ESSA ESSA !".

Sans commentaire... prenons maintenant le 00,1% qui reste et appelons la Tessa (félicitons au passage les parents pour ce judicieux choix de prénom qui signifie "sagesse"). Lachons la princesse (avec une culotte), et là, RIEN. La jeune demoiselle sautille légèrement sur le bout de l'orteil droit en chantant gaiement une comptine dont elle seule a le secret, et s'en va joyeusement de rayon en rayon en esquivant de temps en temps quelques indigènes de la tribu des "ESSA PAPA ESSA" !... le bonheur... ne dure jamais...





Soudain elle se fige devant l'objet de ses reves, un ridicule petit chien microscopique de la taille d'une tête d'épingle et d'une modique somme de 99,99 € payable en 4 fois sans frais...

Et là, le papa que je suis se dit qu'il ferait bien d'appeler ses parents pour leur présenter ses plus humbles excuses pour toutes les crises qu'il a faites dans les magasins de jouets en s'accrochant désespérement à la figurine grandeur nature de Goldorak vendu pour la modique somme de 999,99 Francs en 4 fois à taux avantageux...






Mais là, le miracle se produit. Et il suffit que le dit-Papa sorte de sa poche son blocs-note et son crayon pour que sa fille "RainMan-Tessa" oublie sur le champ le canidé miniaturisé à 14 carats afin d'admirer la belle princesse que son paternel fait magiquement apparaitre sur son carnet à dessin en se dirigeant insidieusement vers la sortie du magasin... C'est ça la classe !

Laissons maintenant notre valeureuse princesse partir au pays des rêves même si elle ne le quitte que très rarement lorsqu'elle est éveillée...

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